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Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale

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Le bien-être en France en 2017 selon l’OCDE

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[15 novembre 2017]

Entre des niveaux élevés dans certaines dimensions (temps de loisir, espérance de vie, équipements sanitaires de base dans les logements, faible taux d’homicide) et d’autres faibles voire très faibles (accessibilité financière du logement, compétence des adultes, sentiment d’influence sur l’action des pouvoirs publics entre autres), la France présente des résultats assez disparates en termes de bien-être par rapport aux autres pays de l’OCDE, d’après la dernière étude Comment va la vie ? Mesurer le bien être (How’s Life ? Measuring Well-being), publiée le 15 novembre 2017.
On notera principalement que :

- Bien que les niveaux de pauvreté monétaire, de pauvreté patrimoniale et de risque de faible rémunération soient inférieurs à la moyenne de l’OCDE, près de la moitié des indicateurs mettent en évidence des niveaux élevés de privation en France. On peut citer à cet égard le taux de chômage (9.8 %), les proportions d’élèves et d’adultes ayant un faible niveau de compétences (14.8 % et 18.1 % respectivement), la proportion de personnes qui estiment qu’elles n’ont pas leur mot à dire concernant l’action publique (67.4 %, taux de loin le plus élevé de l’OCDE) et la proportion d’individus insatisfaits de leur existence (7.6 %).

- Par rapport aux autres pays de l’OCDE, la France affiche des résultats mitigés en termes d’inégalités entre hommes et femmes.

- Les jeunes sont fortement désavantagés en termes de patrimoine des ménages, d’emploi, de chômage et de sentiment de sécurité que les personnes d’âge moyen en France par rapport à la situation observée dans les autres pays de l’OCDE.

- Généralement, les personnes ayant fait des études supérieures tendent à obtenir de meilleurs résultats dans les différents domaines du bien-être que celles qui ont uniquement un niveau d’études secondaire.

- Si, comparés aux populations immigrées des autres pays de l’OCDE, les immigrés vivant en France sont dans une situation relativement favorable en termes de revenu des ménages et de conditions de logement et égale en termes de satisfaction à l’égard de la vie, de confiance dans le système politique, de santé perçue, de niveau d’études et de surqualification, ils se situent néanmoins dans le tiers inférieur de ce classement pour 10 des 18 indicateurs de bien-être sélectionnés. Et, comme dans de nombreux autres pays de l’OCDE, la situation des immigrés tend à être moins bonne que celle des autochtones.

- La France, enfin, figure parmi les 9 pays de l’OCDE où le pourcentage de personnes ayant des proches ou des amis sur qui compter en période difficile a diminué (de 94 % à 88 %) au cours des dix dernières années.

Consulter l’étude (en anglais) et les données relatives à la France (en français) sur le site de l’OCDE.

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