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Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale

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MRIE-UDCCAS Rhône-Alpes – Reste pour vivre, reste pour survivre : Quel(s) budget(s) pour les ménages en situation de pauvreté ?

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[9 juin 2017]

L’enquête menée en 2016 par la MRIE et l’UDCCAS du Rhône et de la Métropole de Lyon évalue le « reste pour vivre » des habitants de l’ancienne région Rhône-Alpes (avec l’Ain, L’Ardèche, la Savoie et la Haute-Savoie) ayant formulé une demande d’aide facultative auprès des 111 Centres Communaux d’Action Sociale (CCAS) consultés, soit 863 ménages.

Les aides facultatives sont des aides extra légales qui dépendent de chaque CCAS et sont prévues par délibération au conseil d’administration. Elles viennent en supplément des initiatives publiques ou privées défaillantes et s’adressent aux habitants du territoire communal. Elles peuvent prendre diverses formes : prise en charge totale ou partielle d’une facture (loyer, fluide, cantine, essence, frais d’obsèques, frais de santé, assurance, etc.), bon dans un supermarché, appui au financement des vacances, aide financière non ciblée, colis alimentaire, accès à une douche, etc. Elles aident donc les ménages à réduire le montant de leurs dépenses contraintes et/ou à augmenter le niveau de leur reste pour vivre, qui correspond au budget disponible après soustraction de ces dépenses.

Les CCAS consultés font état d’une hausse des demandes d’aide sur les dernières années, ainsi que du fait que ces demandes sont de plus en plus souvent des deuxièmes, troisièmes, quatrièmes, énièmes demandes. Enfin, elles concernent de plus en plus l’alimentation (dont la cantine pour les enfants), qui concentre la moitié des demandes, et le logement (les fluides et le lieu de vie lui-même).

Le reste pour vivre, sa faiblesse (114 € par mois et par unité de consommation), voire son absence (un tiers des ménages affiche un reste pour vivre négatif), interroge les arbitrages que les habitants, dont les deux tiers sont en situation d’endettement, sont contraints de réaliser. La consultation, menée de manière facultative, fait ressortir une nette priorisation du loyer sur l’alimentation ainsi qu’un sacrifice conséquent des loisirs.

Comme la précédente enquête menée en 2013, cette étude rend compte de l’intensité de la précarité financière des personnes et familles en lien avec les CCAS, et ses conséquences sur leurs conditions de vie. Ces statistiques renvoient au stress permanent dans lequel doivent vivre ces populations.

Consulter l’enquête (94 p.) sur le site de la MRIE

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