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Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale

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Banque de France – Enquête typologique 2017 sur le surendettement des ménages

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[22 février 2018]

Résumé de l’enquête :

En 2017, 181 123 situations de surendettement ont été soumises aux secrétariats des commissions de surendettement de France métropolitaine, selon l’enquête sur la typologie des ménages surendettés. Après une troisième baisse annuelle consécutive, ce nombre est inférieur de 22 % à celui de 2014 (– 7 % par rapport à 2016). En dépit de la vigoureuse reprise du crédit immobilier et du crédit à la consommation en France depuis la mi-2015, les encours de dettes contractées par les ménages surendettés en 2017 sont également en baisse, tant par rapport à 2016 que par rapport à 2012.

La réduction du nombre de situations de surendettement et la maîtrise du surendettement lié à l’excès de dettes à la consommation ont pour conséquence de concentrer toujours plus le traitement du surendettement sur des populations socialement défavorisées. En témoignent notamment la part croissante des adultes isolés parmi les surendettés, la proportion importante de chômeurs (quatre fois supérieure à celle des chômeurs dans la population française), la proportion croissante de ménages surendettés disposant de revenus inférieurs aux minima sociaux ou au SMIC et la baisse de la part des revenus d’activités dans l’ensemble des revenus des ménages surendettés depuis 2012

Ces données appellent plusieurs lectures quant à la sur-représentation des ménages les plus modestes. Toutefois, que le nombre de ménages modestes ayant connu une situation de surendettement soit en hausse, qu’il ait connu une stabilisation masquée par une baisse du nombre des autres ménages dans les ménages surendettés, ou qu’il ait diminué dans l’ensemble mais avec une baisse plus importante pour les ménages aux revenus plus élevés que pour les ménages les plus modestes, l’enquête de la Banque de France révèle avec cette dynamique inégale que les plus modestes échappent moins bien au surendettement et y font moins bien face que les autres ménages.

À noter que dans ces situations de surendettement, la part des dettes liées à la consommation diminue chaque année, là où celle des dettes liées au logement augmente, signe d’une plus grande fragilité pour les ménages.

En outre, les personnes surendettées sont plus souvent seules (célibat, divorces, séparations ou veuvage) que les années précédentes (66% en 2017 contre 64% en 2012).


Consulter l’Enquête typologique 2017 sur le surendettement des ménages et, en complément, l’étude de 2015 sur les parcours menant au surendettement sur le site de la Banque de France

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