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Observatoire National de la Pauvreté et de l’Exclusion Sociale

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ATD Quart Monde appelle à agir pour garantir le droit à un enterrement digne à toutes et tous

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[9 novembre 2018]

ATD Quart Monde appelle à agir pour garantir le droit à un enterrement digne à toutes et tous

Publié aux Editions Quart Monde, Mourir lorsqu’on est pauvre : où s’arrête la dignité ? invite à relire l’histoire de notre société face aux questions posées par les conditions de la mort et de l’inhumation des personnes les plus pauvres.

Face aux injustices dont sont victimes les plus pauvres au moment de la fin de vie, des militants Quart Monde – personnes vivant ou ayant vécu dans la pauvreté – des professionnels, des universitaires, des responsables politiques, associatifs et institutionnels, ont travaillé ensemble pour réfléchir à des solutions. L’ouvrage Mourir lorsqu’on est pauvre : où s’arrête la dignité ? relate leurs expériences et conclusions. Par des témoignages et des analyses croisées, il lève le voile sur la réalité des derniers moments et des obsèques vécus dans le dénuement. On y trouve aussi les dynamiques qui permettent à des hommes et des femmes de se lever face à ces situations. Issus d’un long et fructueux travail mené selon une démarche de recherche-action en onze étapes, cet ouvrage jette les pistes d’un meilleur accès à notre système de protection sociale et de prévoyance pour les personnes les plus pauvres d’une part et d’une prise en charge plus digne des obsèques des indigents d’autre part.

Parmi les pistes évoquées et mises en œuvre, un contrat obsèques pour toutes et tous lancé par ATD Quart Monde en partenariat avec CNP Assurances. Co-construit avec les plus pauvres en partant de leurs réflexions et attentes, le contrat décès Notre Assurance Obsèques (ATD-NAO) a vu le jour « pour que nos enfants n’aient plus à s’endetter pour payer notre enterrement », expliquent les militants Quart Monde. Il garantit ainsi des obsèques dignes aux personnes les plus pauvres grâce à un capital décès de 2 500 euros pour une cotisation fixée en fonction de l’âge au moment de la souscription, sans augmentation au cours de la vie, et comprise entre 50 centimes et 13 euros par mois.

Aujourd’hui en France, les inégalités sociales face à la mort restent criantes. L’écart entre l’espérance de vie moyenne des 5% les plus aisés et des 5% les plus pauvres est de 13 ans, quand l’âge moyen de décès des personnes vivant à la rue est de 49 ans. Au-delà des chiffres, force est de constater que, lorsqu’on vit dans la grande pauvreté, le droit à une fin de vie et à un enterrement dignes n’est pas le même que pour le reste de la population. Pour les personnes vivant dans la pauvreté, le poids de la prise en charge d’une personne en fin de vie s’ajoute à la douleur de voir souffrir un proche. Et la pauvreté exclue jusque dans la mort : quand le coût moyen d’une inhumation s’élève à 2630 euros – avec des prix variant de 1 à 5 selon les opérateurs – nombreux sont celles et ceux qui n’ont pas les moyens de subvenir à leurs frais d’obsèques ou à ceux de leurs proches.

Des personnes ayant participé à ces divers travaux seront présentes le 29 novembre 2018 à Paris, disponibles pour répondre à des demandes d’interviews.

Mourir lorsqu’on est pauvre : Où s’arrête la dignité ?, Huguette Boissonnat, Etienne Pelsy, Jean-Marc Stébé, Pauline Bascou, Jeanne-Marie Billotte, Chantal Sibue de Caigny, « Revue Quart Monde Dossiers et Documents » n°28, Editions Quart Monde, 168p., octobre 2018, 10€

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Communiqué de presse (PDF - 172.8 ko)

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